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Copie du rapport du Brigadier Garnot de la brigade de Saint Philbert de Grand Lieu
 Sur l’incident de la Lande commune de Saint Colombin


Saint Philbert le 9 Octobre 1882



Le 8 septembre dernier le brigadier et les gendarmes Thibaudeau et Guillon se trouvaient au village de la Lande pour le maintien du bon ordre. A notre arrivée, vers deux heures de l’après midi, il y avait environ deux milles personnes sans exagérations qui allaient et venaient du champ du miracle au village de la Lande et du village au champ. Et près de l’endroit ou apparaît la Vierge un chœur de jeunes filles et garçons chantaient des cantiques à l’honneur de la Vierge. La grande affluence de monde qu’il y avait ce jour là était due à des bruits répandus dans le public que la Vierge devait apparaitre 3 fois et que plusieurs miracles devaient s’opérer.
En notre présence la jeune Lorteau s’est rendu dans le champ entourée d’une foule de monde, arrivant à l’endroit bénit. Cette jeune fille s’est mise à genoux et en prières pendant que les assistants chantaient les cantiques d’action et de grâce et les parents de la jeune Lorteau étaient près d’elle qui de temps en temps lui demandait si elle apercevait la Vierge. Elle faisait signe avec sa tête qu’elle ne voyait rien, que la grande affluence de monde la gênait et elle s’est retirée, vers 6 heures du soir elle est revenue de nouveau dans le champ et s’est retirée comme la première fois sans voir la Vierge. Vers 9 heures du soir le public s’est retiré et aucun fait ne s’est produit de matière à être portée à la connaissance de l’autorité.
Quelques jours auparavant un prêtre étranger est venue au village de la Lande, a donné sa bénédiction a l’enfant en lui disant que c’était un esprit malin, il ne lui apparaitrait plus. Le champ du miracle a également reçu la bénédiction du prêtre.
D’après la clameur publique, les prêtres de la commune de Saint Colombin, ne se sont mêlés en rien dans cette affaire. Aucune propagande n’a été faite par eux. Entendre qu’ils n’ajoutaient pas foi dans cette apparition, ils croyaient tout simplement à une hallucination.
Les habitants de cette commune font peu de voyages à la Lande et les pèlerins qu’y viennent aujourd’hui sont presque tous étrangers à cette commune.
Les bruits ont été répandus par des pèlerins que différents miracles s’étaient opérés entre autre la née Feuillatre Joséphine demeurant à genetton aurait été guérie d’un goitre qu’elle avait depuis de longues années. Cette femme n’habitant pas mon canton, j’ignore si ca existe.
La gendarmerie s’est toujours tenue au courant de cette affaire, mais aucun fait ne lui a été signalé de nature à être portée à la connaissance de l’autorité. Elle continuera de se tenir au courant de cette affaire.

                                                                                             Garnot.


Avis du Commandant d’arrondissement

Conformément à votre " g31 " j’ai l’honneur de vous transmettre mon avis au sujet de l’affaire de Saint-Colomban et du rôle de la gendarmerie dans cette affaire.
D’après mes instructions le brigadier devait surveiller cette affaire et verbaliser s’il y avait lieu, conformément à l’article 488 du 1 mars 1854, le brigadier a sans doute jugé qu’il n’y avait pas, dans l’espèce, matière à procès verbal, tel n’est pas mon avis. Je le lui ai renouvelé dans le courant du mois dernier car je me suis préoccupé de cette affaire. Il m’avait promis de prendre tous les renseignements nécessaires, pour cela quand l’approche de l’inspection générale a un peu détourné son esprit sans doute de cette affaire.
Le lieu ou se trouve la Lande est à 17 kilomètres de Saint-Philbert, vous comprenez mon commandant qu’avec le service d’une brigade il n’est guère possible d’aller fort souvent à une telle distance. Aussi devant les renseignements incomplets qu’il avait obtenus et qu’il voulait toujours compléter avant de verbaliser, le chef de brigade est-il arrivé jusqu’à la fin de cette époque à laquelle est survenu la lettre de Monsieur le Préfet.
Telles sont les phrases de cette affaire, que j’aurais du sans doute pousser plus activement.
A mon avis je ne pense pas devoir punir le chef de brigade, parce que s’il a commis une faute, il l’a commise sans préméditation et il a fait son possible je le crois pour exécuter mes instructions. Du reste c’est un bon chef de brigade qui jusqu’à ce jour n’a pas négligé son service.
J’ai l’honneur de transmettre le présent rapport à Monsieur le Préfet pour satisfaire aux prescriptions de sa dépêche du 6 du courant et comme complément à mon rapport du 5.
 
                                                                             Nantes le 11 Octobre 1882

                                                                             Le chez d’escadron de la gendarmerie.

                                                                                             Moriot